Ces mots transpirent de tristesse lorsque de mes yeux je parcours ton vide.
A l'abri de l'éclat immédiat, la princesse voilée de brume se torture d'hallucinations.
L'aumône du silence a enfanté sa solitude.
Sans doute se plait-elle à relier l'incohérence à l'amour.
Dans un désert, il ne cesse de trébucher sur une succession de mensonges.
Dans l'intimité du mystère, elle a donné son nom à mon errance.
Il demande à être vu pour être moins seul.
Immobile, au creux de la grande nuit, elle imagine le périple aux milles détours.
Reste à jamais immobile et peut-être respireras-tu.
Courir pour ne pas être vu. Et demain enfin mourir.
J'explose de tant de vie, pourtant tout m'inquiète.
Quelques fois, la geïsha rompue enferme mes yeux de douceurs et me fait traverser ses fleuves.
La beauté des fleurs se cache dans nos yeux.
Derrière l'aube se cache l'infante aux nuits émerveillées.
Sous le bénitier, la robe blanche et l'éclat de rire contredisent mon exil.
Je règne sur des sentiments contradictoires dans une prison d'injustice.
Tourné vers l'aurore, l'avenir s'est revêtu de timidité et de doutes.
La pluie continue de tomber sur des quartiers d'étoiles.
L'éternité s'est oubliée derrière les paupières de la vieillesse.
J'emploie ces mêmes mots pour survivre un jour encore.
Les enfants regardent, assis sur l'herbe, l'homme qui pleure des rêves qu'il a perdus.